Meteo Toulouse
PageRank
Référencement automatique

La Guadeloupe fut découverte le 4 novembre 1493 par Christophe Colomb. Le nom de l'île fut donné par ce dernier lors de son débarquement à Sainte-Marie de Capesterre,  pour rendre hommage à "Santé Maria de Guadeloupe de Estramadura". L'île était à l'époque peuplée par les indiens Caraïbes, peuple guerrier originaire de la région du Venezuela. Ils appelaient alors leur île"Caloucæra" ou "Karukéra", ce qui signifiait "l'île aux belles eaux". Les Caraïbes avaient chassé les Arawaks ou Taïnos, peuple plus pacifique établi dans les îles depuis la fin du IIIème siècle jusqu'au IXème siècle.Les indiens furent vite décimés par les premiers colons espagnols, les épidémies, et l'alcool. 

Elle fut occupée par la Compagnie des Iles de l'Amérique le 28 juin 1635 (les premiers Français), puis par la Compagnie des Indes occidentales en 1666. Elle revint à la Couronne en 1674. En 1644, commença la culture de la canne à sucre, assurant ainsi la prospérité de l'île. Aucun esclave noir n'y fut importé dans les dépendances de la Guadeloupe, l'île sèche de la Désirade, l'archipel des Saintes et Saint Barthélémy, le manque de surface agricole n'a jamais permis la culture de la canne à sucre. De ce fait  la population blanche d'origine ne connut jamais le métissage comme les Marie Galantais. Les Saintois et les Saint Barth préservent leur blancheur, garantie essentielle de leur identité culturelle. Il est vrais qu'ils sont les descendants les plus purs de bretons et de normands, marins, flibustiers et colons, installés sur ces rochers qui leur servent de patrie depuis le XVIIème siècle.

En 1759, pendant la guerre des Sept ans (1756-1763), la Guadeloupe est occupée par les Anglais qui fondent le port de Pointe à Pitre. En 1763, le traité de Paris met fin à la guerre et restitue la Guadeloupe et la Martinique à la France.C'est en 1775 que l'île obtient son autonomie vis à vis de la Martinique, et qu'elle se lance dans l'exportation massive de cacao.La révolution propagent ses idées et provoque la guerre civile dans les îles. 


Avec l'abolition de l'esclavage proclamée par la Convention le 4 février 1794, les esclaves se révoltent et les affranchis réclament l'égalité politique. Les Anglais viennent en aide aux propriétaires terriens royalistes et occupent l'île pendant deux mois avant que les Républicains avec à leur tête Victor Hugues, émissaire de la Convention, appuyés par les esclaves et ses 1500 hommes se rendent maîtres de l'île et exécutent beaucoup de royalistes. 

En 1802, Napoléon rétablit l'esclavage et poursuit le combat contre les Anglais pour la conquête des îles. 

En métropole dès 1842, Lamartine, Barbès et Victor Schoelcher réclament l'émancipation des esclaves, qui aboutira à l'abolition par les décrets du 4 mars et du 27 avril 1848. 87 000 guadeloupéens noirs devenaient citoyens français et délaissèrent, pour une bonne partie, les très durs travaux des champs, la production de sucre tombe de 33000 à 12000 tonnes. A partir de 1853 les colons de l'époque organisèrent l'immigration de travailleurs libres Hindous, les "coolies", afin de pallier à la crise de main d'œuvre, ce qui enrichit la population de l'île d'une nouvelle ethnie.  En 1912, la population s'élève à 212 000 habitants. Durant la première guerre mondiale, 30 000 Antillais combattent dans les rangs alliés 20 000 d´entre eux furent tués, blessés ou faits prisonniers. 1928 est l'année qui connut le pire cyclone du siècle pour les insulaires. Deux années après, le régime douanier métropolitain s'applique aux Antilles françaises. Le 19 mars 1946, l'île devient un département français. 

A partir de 1982 avec la mise en place progressive de la décentralisation, les idées indépendantistes faiblissent.